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La Noël

1. Ses origines
2. Le Catholicisme, l’Occident et la Noël
3. Qu’en dit l’Église adventiste ou Ellen G. White?
4. Le commerce et la Noël

Par Niger Pierre, ancien attaché au département des Communications 2016

L’Église adventiste du 7e jour – Béthesda (pour ne pas dire l’Église au Québec), commence, semble-t-il, à entrer dans une période post-progrès spirituel. Nous avons atteint un certain pic et, au lieu de continuer notre ascension vers de plus hauts sommets, nous serions en train de dégringoler, faute de continuité dans l’enseignement rigoureux qui caractérisait la prédication et l’étude de la Parole dans les années 1992 à 2004, par exemple. Nous grandissons en nombre, certes, mais peut-être pas en connaissance et en piété. On dirait que le discernement nous fait gravement défaut, la vision aussi. La Parole de Dieu déclare avec tristesse :
« Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce; Puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, J'oublierai aussi tes enfants.

Plus ils se sont multipliés, plus ils ont péché contre moi : Je changerai leur gloire en ignominie » (Osée 4.6 et 7).

Concernant la fête de Noël, certaines Églises adventistes non francophones font clairement preuve de plus d’ouverture à l’égard des lumières que le Seigneur Dieu a révélées à la soeur Ellen G. White à son sujet, que nos Églises francophones. Les premières vont même jusqu’à inclure des chants chrétiens de cette fête dans leurs recueils de chants, tandis que les dernières manifestent une réticence, voire une ignorance ou un rejet ouvert de cette période de festivités mondiales, prétextant s’appuyer sur le fait que personne ne sait la date exacte de naissance de Jésus, et que le 25 décembre a été adoptée par l’Église catholique pour faciliter la conversion des païens qui célébraient cette période en l’honneur du dieu Soleil revenu à la vie.

Il importe donc de faire preuve de discernement pour pouvoir saisir les occasions pendant lesquelles les gens du monde sont plus abordables, afin de leur présenter l’Évangile du salut en Jésus-Christ, le Don suprême de Dieu auquel cette fête rend hommage.

Suivons l’exemple de l’apôtre Paul dans Actes 17.16 à 34 qui, en parcourant les rues d’Athènes, a compris que parmi les multiples dieux vénérés, le dieu inconnu auxquels les habitants de la cité ont dressé un de leurs autels, était le Dieu Créateur du ciel et de la terre. De même, ce « Sol invictus », le dieu Soleil victorieux, mort le 21 décembre, jour le moins illuminé de l’année, vénéré par les païens le 25 décembre, environ trois jours et demi plus tard, et jour où le temps d’ensoleillement du ciel recommence à s’allonger, nous pouvons leur faire savoir que parallèlement, Jésus est le Soleil de justice qui est mort pour nous mais qui est ressuscité trois jours plus tard.

 1. QUELLES SONT LES ORIGINES DE LA FÊTE DE NOËL?

  • À l'Origine Noël est une fête païenne. Les peuples de l'Antiquité organisaient des fêtes au moment du solstice d'hiver pour célébrer le retour du soleil.
  • À Rome, on organisait les Saturnales, fête en l'honneur du dieu Saturne (dieu des Semailles et de l'agriculture). Du 17 au 24 décembre, les Romains s'adonnaient à d'immenses fêtes.
  • Dans les civilisations orientales, on célébrait Mithra, dieu de la lumière qui combattait les forces du mal. D'après la légende, le 25 décembre Mithra surgissait d'un rocher. Et, pour lui rendre hommage la population lui sacrifiait un taureau. Ce culte a été repris dans l'empire romain au IIe siècle de notre ère.
  • Au IVe siècle, pour mettre fin aux cultes païens, l'Église chrétienne décide de faire correspondre la naissance du Christ au solstice d'hiver. Ainsi Le 25 décembre, fête de Noël (Noël vient d'un mot latin signifiant nativité) devient une fête chrétienne.
  • Source : http://col21-leslentilleres.ac-dijon.fr/IMG/pdf/tradition_de_Noel.pdf

    Autre point de vue historique
    … Le Père Noël peut être vu comme une construction syncrétiste relativement moderne mais ayant de lointaines origines : si Nicolas de Myre est traditionnellement considéré comme le saint à l'origine du Père Noël, ce personnage cosmopolite est le fruit d'un mélange entre plusieurs traditions, contes, légendes et folklores. La sociologue Martyne Perrot résume ce syncrétisme : « l'idée que le père Noël est américain est partiellement vraie car la construction de ce personnage est en fait liée à l'histoire des migrants newyorkais ; c'est un personnage migrant, qui a pris un peu de tous les pays où il est passé et il est riche d'emprunts culturels divers. » Noël renvoie au jour de la nativité, c'est-à-dire au jour de la naissance de Jésus : le père Noël est donc avant tout rattaché à une fête chrétienne. Pendant longtemps, on fêta la nativité et l'Épiphanie — fixée au 6 janvier — le même jour puis, vers la fin du IVe siècle, elles furent distinctes : le jour de Noël, le 25 décembre, est bel et bien une convention.

     2. LE CATHOLICISME, L’OCCIDENT ET LA NOËL

    Une fête païenne associée au solstice d'hiver

    Le rapprochement de la fête de Noël avec celle des Saturnales dans la Rome antique a été fait depuis longtemps. Marquées par de grandes réjouissances populaires, les Saturnales voyaient les barrières sociales disparaître : on organisait des repas, on échangeait des cadeaux, on offrait des figurines aux enfants et on plaçait des plantes vertes dans les maisons, notamment du houx, du gui et du lierre. À partir de 274, les Saturnales seront prolongées le 25 décembre par le Dies Natalis Solis Invicti « le jour de naissance de Sol Invictus », le retour du soleil, le rallongement du jour.

    Pendant longtemps, l'année commençait avec les premiers jours du Printemps, qui donnait lieu également à des rites. Symmaque écrit à la fin du IVe siècle, que « aux premiers jours de mars, en ville, on vit advenir la coutume d'offrir des cadeaux en souvenir du roi Tatius qui avait été le premier à lire les signes de bons auspices pour l'année à venir dans les branches de l'arbre fertile qui se trouvait dans le bois sacré de Strena. » Certains exégètes juifs et chrétiens ont écrit que les fêtes de Hanoucca et de la Nativité avaient été créées pour contrebalancer les fêtes du « soleil invaincu ». Au Moyen Âge, la fête des fous donna lieu à tant d'excès qu'elle fut limitée, voire recadrée. …
    D'autres hypothèses relient le Père Noël à la mythologie nordique. Il pourrait puiser ses origines dans les dieux Thor, vieillard habillé en rouge et à barbe blanche voyageant sur son char que tirent des boucs ou Odin chevauchant Sleipnir, son cheval à huit pattes (avatar du traîneau du Père Noël, tiré par huit rennes). Certains ethnologues, tel Arnold van Gennep, veulent y voir le succédané ou la survivance d'un prétendu dieu celte Gargan qui portait une hotte et des bottes. …

    La légende de Saint-Nicolas, une récupération des traditions païennes
    Avec l'arrivée de la chrétienté, il y eut plusieurs réformes pour essayer de supprimer les anciens rituels : en France, sous l'Ancien Régime, le 1er janvier est fixé comme premier jour de l'année civile par l'édit du Roussillon du 9 août 1564, mais d'autres États l'avaient adopté auparavant, comme le Saint-Empire romain. Du côté de Lyon, avant cet édit, par exemple, l'année commençait justement le 25 décembre.

    La légende de Saint-Nicolas est établie depuis le Moyen Âge : on le célèbre le 6 décembre, mais selon le calendrier Julien, le jour tombe le 19 décembre. Ce rite vient naturellement se confondre avec ceux, plus anciens, de célébration du solstice d'hiver. Personnage populaire de l'hagiographie chrétienne, son culte se développe rapidement en Europe occidentale après l'arrivée de ses reliques à Bari en Italie en 1087.

    Lors des Croisades, au XIe siècle, sa dépouille avait été volée par des marchands italiens. Les reliques ont été transférées à Bari. Un chevalier lorrain aurait aussi récupéré une de ses phalanges et l’offrit à l’église de Port. Devenue lieu de pèlerinage, la ville est alors rebaptisée Saint-Nicolas-de-Port. Saint-Nicolas devient le saint patron de la Lorraine. En 1477, le duc de Lorraine, René II, lui attribue sa victoire contre Charles le Téméraire. Par la suite, sa légende sera reliée à la Nativité. Il deviendra dans presque toute la France « Papa Noël » soit « père de la Nativité ».

    À Bari, la relique aurait produit des miracles. Selon une légende, saint Nicolas aurait ressuscité trois enfants découpés par un horrible boucher. Il est alors présenté comme le saint protecteur des tout-petits. C’est pourquoi, en sa mémoire, le 6 décembre de chaque année, principalement dans les pays d’Europe du Nord et de l’Est (notamment dans l’Est de la France en Alsace, à Metz, à Nancy et à Saint-Nicolas-de-Port), la coutume veut qu’un personnage, habillé comme on imaginait que saint Nicolas l’était (grande barbe, crosse d’évêque, mitre, grand vêtement à capuche), va alors de maison en maison pour offrir des cadeaux aux enfants sages. Au XVIe siècle, la légende du saint s’enrichit avec le personnage du père Fouettard qui punit les enfants désobéissants (selon certaines traditions, celui-ci serait en fait le boucher de la légende). En France, à partir du XIIe siècle également, le vieux qui présidait ce cortège est par la suite appelé « Noël ».

    Dans l'historiographie, le « bonhomme Hiver » remonte au Moyen Âge, il est cet homme usé qui vient se réchauffer au feu nouveau (la grosse bûche consacrée) et à qui l'on offre des présents. Au XVIIIe siècle, l'idée de Noël comme jour sacré de la famille fait son chemin tant dans l'aristocratie que chez les bourgeois et les artisans. Au cours de la première révolution industrielle, se met en place un processus qui associe cadeaux, commerce et moments de générosité envers les enfants : c'est l'invention de la vitrine pleine de jouets et du mythe de la cheminée, profondément urbaine.

    Réforme, Father Christmas et Saint-Nicolas des Flandres néerlandaises

    Au moment de la Réforme, les protestants luthériens, qui rejettent le rôle patronal des saints, remplacent saint Nicolas par l’enfant Jésus (le Christkind allemand). Aux Pays-Bas, saint-Nicolas se transforme après la Réforme en un personnage semi-laïc, Sinter Klaas par l’influence des huguenots. Au Canada, les francophones catholiques utiliseront longtemps le personnage de l’enfant Jésus, alors que Santa Claus se charge de distribuer des cadeaux aux petits anglophones. Au XVIIIe siècle, les souverains allemands entament un processus de laïcisation : les figures chrétiennes sont remplacées par d’anciens symboles germaniques. C’est le retour du petit peuple des fées, des elfes et du vieil homme de Noël (le Weihnachtsmann) qui distribue en traîneau des sapins décorés de cadeaux.

    L'historiographie du père Noël est donc très complexe : à la fin du XVIIe siècle, on trouve par exemple un « father Christmas » dans des gravures anglaises, qui renvoie à des mascarades depuis longtemps établies au moment du solstice d'hiver dans toutes les Îles britanniques. La tradition du père Noël semble donc avoir des origines en Europe du Nord.

    Le père Noël est l'équivalent français du Father Christmas britannique, du Santa Claus nord-américain dont le nom est lui-même une déformation du Sinterklaas (saint Nicolas) néerlandais. Il est, par son apparence, en partie inspiré de Julenisse, un lutin nordique qui apporte des cadeaux, lors de la fête du milieu de l'hiver appelée la Midtvintersblot. …

    De Saint-Nicolas à Santa Claus

    Le père Noël tel que nous le connaissons aujourd'hui est popularisé aux États-Unis dans la deuxième moitié du XIXe siècle où il prend le nom de Santa Claus, directement inspiré du Saint-Nicolas des Flandres néerlandaises.

    En 1821, le livre A New-year’s present, to the little ones from five to twelve (Un Cadeau pour le nouvel an aux petits de cinq à douze ans) est publié à New York (sous l’influence des Hollandais qui, en fondant la Nouvelle-Amsterdam au XVIIe siècle, importent le Sinter Klaas). Il contient le poème anonyme Old Santeclaus qui décrit un vieil homme qui apporte des cadeaux aux enfants sur un traîneau tiré par des rennes.

    Le 23 décembre 1823, le journal Sentinel de Troy, dans l'État de New York, publie anonymement (mais attribué au professeur américain Clement Clarke Moore ou au major Henry Livingston Junior) le poème A Visit from St. Nicholas dans lequel saint Nicolas est présenté comme un lutin sympathique, dodu et souriant, qui distribue des cadeaux dans les maisons et se déplace sur un traîneau volant tiré par huit rennes…

    Après le journal Sentinel en 1823, il est repris les années suivantes par plusieurs journaux britanniques et américains (notamment sous l'influence des illustrateurs John Tenniel pour l'hebdomadaire Punch en 1850 et Thomas Nast dans le Harper's Weekly en 1863 qui fixent la figure du père Noël que nous connaissons aujourd'hui, un joyeux vieillard dodu à barbe blanche, pantalon bouffant retenu par un ceinturon noir et vareuse bordée de fourrure blanche), puis traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier…

    C'est également Nast qui, dans un dessin de 1885, établit la résidence officielle du père Noël au pôle Nord. Les raisons du choix d'une contrée froide et éloignée ne sont pas claires mais certainement en rapport avec l'iconographie de Santa Claus habillé chaudement et utilisant un traîneau tiré par des rennes. Le petit-fils de Nast a affirmé que le choix de son grand-père a été dicté par le fait que ce pôle est équidistant de la majorité des pays de
    l'hémisphère Nord. Cette idée est reprise l'année suivante par l'écrivain George P. Webster qui précise que « sa manufacture de jouets et sa demeure, pendant les longs mois d'été, sont cachées dans la glace et la neige du pôle Nord » …

    Qu'il soit appelé Father Christmas ou Santa Claus en anglais, Weihnachtsmann en allemand, ou père Noël, sa fonction principale est de distribuer des cadeaux aux enfants dans les maisons pendant la nuit de Noël qui a lieu chaque année du 24 au 25 décembre.

    Même si le mythe peut varier fortement d'une région à l'autre, notamment à cause du climat du 25 décembre qui peut aller du début de l'hiver dans l'hémisphère nord au début de l'été dans l'hémisphère sud, on l'imagine généralement comme un gros homme avec une longue barbe blanche, habillé de vêtements chauds de couleur rouge avec un liseré de fourrure blanche ; des lutins l'aident à préparer les cadeaux. Il effectue la distribution à bord d'un traîneau volant tiré par des rennes.

    Il entre dans les maisons par la cheminée et dépose les cadeaux dans des chaussures disposées autour du sapin de Noël ou devant la cheminée (en France), dans des chaussettes prévues à cet effet accrochées à la cheminée (en Amérique du Nord et au Royaume-Uni), ou tout simplement sous le sapin. En Islande, il dépose un petit cadeau dans une chaussure que les enfants laissent sur le bord d'une fenêtre dès le début du mois de décembre. Au Québec, les cadeaux au pied du sapin sont de mise, en plus des « bas de Noël » disposés sur la cheminée dans lesquels on met les petites surprises.

    Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A8re_No%C3%ABl#Une_f.C3.AAte_pa.C3.AFenne_associ.C3.A9e_au_solstice_d.27hiver

    POURQUOI DÉCORONS-NOUS UN SAPIN ?
    La tradition du sapin de Noël est incertaine

  • Certains historiens font remonter la tradition à l'Antiquité. Les peuples celtes célébraient le solstice d'hiver et pendant 12 nuits, ils abattaient des sapins pour leurs vertus protectrices. D'après leurs croyances, le sapin était la résidence des dieux et était symbole de vie.
  • D'autres historiens pensent que la tradition du sapin de Noël remonte à la fin du VIIe siècle de notre ère. Elle aurait commencé, en Allemagne avec un moine du nom de St-Boniface qui aurait converti le peuple au christianisme. On a coutume de raconter que Boniface aurait coupé un chêne adoré par un groupe de païens. Puis à la place de cet arbre serait brusquement apparu un sapin. Alors St-Boniface y aurait vu un signe de la foi chrétienne. Ainsi serait née la tradition du sapin de Noël.
  • Cependant, la première utilisation du sapin de Noël dans la population remonte au XVIe siècle en Allemagne. Le premier récit connu d'un arbre décoré remonte à 1600. D'après ce texte, le sapin était orné de fruits, confiseries et objets religieux.
  • En France, ce serait Marie Leszczynska, épouse de Louis XV, qui aurait fait installer pour la première fois un sapin de Noël au château de Versailles en 1738.
  • Puis, la tradition s'est développée dans toute l'Europe et dans toutes les classes sociales.
  • Avec l'industrialisation du XIXe siècle apparaissent les premiers décors en série (boules de verre, figurines. ...) et surtout l'électrification.
  • Pourquoi offrons-nous des cadeaux à Noël ?

  • La tradition des cadeaux remonte également à l'Antiquité. Déjà pendant les Saturnales, les Romains s'offraient des présents.
  • Mais c'est aux XVIIIe et XIXe siècles que cette tradition se développe. Cette coutume se rapporte très certainement aux cadeaux apportés au Christ par les trois rois mages.
  • POURQUOI DEGUSTONS-NOUS UN GATEAU EN FORME DE BÛCHE ?

  • La tradition de la bûche de Noël remonte, elle aussi, à l'Antiquité. Pour les peuples du Nord, la coutume d'allumer une bûche au solstice d'hiver permettait de rendre hommage au soleil.
  • Cette fête païenne est reprise par les Chrétiens. Le soir de Noël, ils plaçaient dans la cheminée une bûche qui devait brûler jusqu'au nouvel an. Les habitants de la maison devaient garder les cendres qui étaient censées guérir certaines maladies et protéger la maison de la foudre.
  • Mais avec la modernisation, les cheminées ont plus ou moins disparu des habitations. Et, la bûche de bois a été remplacée par le gâteau fourré à la crème.
  • La date de création de ce dessert est incertaine : Pour certains, elle remonte au XIXe siècle. Ce serait dans les années 1830 qu'un pâtissier de « la Vieille France » à Paris aurait créé ce gâteau. Pour d'autres, la tradition serait plus récente puisqu'elle daterait de la fin de la Seconde Guerre mondiale (1945). Mais dans tous les cas, aujourd'hui la bûche de Noël, qu'elle soit au chocolat, aux fruits ou encore glacée, se retrouve sur un grand nombre de tables.
  • QUI EST LE PERE NOËL ?
    C'est l'histoire de St-Nicolas qui a donné naissance au père Noël. Si l'on observe l'iconographie de St-Nicolas, nous pouvons observer des similitudes avec celle du père Noël.

  • Les deux portent une longue barbe blanche.
  • Ils sont tous les deux vêtus d'un long manteau rouge.
  • La mitre de St-Nicolas s'est transformée en bonnet rouge pour le père Noël.
  • St-Nicolas, évêque ayant vécu aux IIIe et IVe siècles, est très populaire dans les pays du Nord, en Allemagne ou encore dans l'Est de la France, comme en Alsace. Selon la tradition, il aurait réalisé de nombreux miracles, notamment auprès d'enfants. C'est pourquoi au Moyen Age, il devient le saint patron des enfants sages et des écoliers. Une coutume se met alors en place le 5 décembre, veille de la St-Nicolas : il distribue des friandises aux enfants qui ont été sages pendant l'année.
  • Au début du XVIIe siècle, des Hollandais émigrent aux États-Unis et mettent dans leurs bagages St-Nicolas. La tradition se diffuse alors outre-Atlantique et St-Nicolas devient au XIXe siècle le père Noël.
  • Mais c'est au début des années 1930 que le père Noël connait sa popularité. La marque Coca Cola utilise son image pour vendre sa boisson aux enfants.
  • Source : http://col21-leslentilleres.ac-dijon.fr/IMG/pdf/tradition_de_Noel.pdf

    LE PAPE FRANÇOIS 1er ET LA NOËL

    Chers frères et soeurs !
    Aujourd’hui, en la solennité de l’Épiphanie du Seigneur, j’ai ordonné, dans la basilique Saint-Pierre, deux nouveaux évêques et ainsi pardonnez ce retard. Cette fête de l’Épiphanie est une fête très ancienne, qui a ses origines dans l’Orient chrétien et met en relief le mystère de la manifestation de Jésus Christ à tous les peuples, représentés par les Mages qui sont venus adorer le Roi des Juifs, qui vient de naître à Bethléem, comme le raconte l’Évangile de Matthieu (cf. 2, 1-12). Cette « lumière nouvelle » qui s’est allumée la nuit de Noël (cf. Préface de Noël), commence aujourd’hui à resplendir sur le monde, comme le suggère l’image de l’étoile, signe céleste qui a attiré l’attention des Mages et les a guidés dans leur voyage vers la Judée.

    Toute la période de Noël et de l’Épiphanie est caractérisée par le thème de la lumière, lié aussi au fait que, dans l’hémisphère Nord, après le solstice d’hiver, le jour recommence à s’allonger par rapport à la nuit. Mais, au-delà de leur position géographique, la parole du Christ vaut pour tous les peuples : « Je suis la Lumière du monde ; qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie » (Jn 8, 12). Jésus est le soleil apparu à l’horizon de l’humanité pour éclairer l’existence personnelle de chacun de nous, et pour nous conduire tous ensemble vers le but de notre pèlerinage, vers la terre de la liberté et de la paix où nous vivrons pour toujours en pleine communion avec Dieu et entre nous.

    Source : http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/angelus/2012/documents/hf_ben-xvi_ang_20120106_epifania.html

     3. QU’EN DIT L’ÉGLISE ADVENTISTE OU ELLEN G. WHITE ?

    Dans le Le Foyer chrétien, la soeur Ellen G. White s’exprime clairement sur le but des cadeaux reçus à certaines occasions, à Noël, leur pertinence surtout pour le bien et l’éducation des enfants, et l’usage qu’elle suggère d’en faire.

    Page 460, Jours fériés et anniversaires …, Priorité à la cause de Dieu — J’ai dit à ma famille et à mes amis que je ne désirais pas recevoir de cadeau d’anniversaire et de Noël, sauf si l’on me permet d’en faire bénéficier le trésor du Seigneur, pour favoriser le développement de notre oeuvre missionnaire.
    Aux pages 463 à 468 du même livre, nous lisons :

    Chapitre 77— La fête de Noël

    La fête de Noël — “Voici Noël !” Tel est le cri qui retentit à travers le monde de l’est à l’ouest et du nord au sud. Une période de joie générale, de grande liesse, à la fois pour les jeunes, les adultes et les personnes âgées. Mais qu’est-ce que Noël, cette fête qui soulève tant d’intérêt ?...

    Le 25 décembre est le jour présumé de la naissance de Jésus-Christ, et sa célébration, très populaire, est devenue générale. Cependant, il n’est pas sûr du tout que nous célébrions le vrai jour anniversaire de la naissance de notre Sauveur. L’histoire ne nous fournit aucune certitude à ce sujet. La Bible n’indique pas non plus sa date exacte. Si le Seigneur avait estimé que cette précision était essentielle à notre salut, il nous l’aurait donnée par l’intermédiaire de
    ses prophètes et de ses apôtres. Or, le silence des Écritures sur ce point prouve que cette date ne nous a pas été révélée, et cela, pour de bonnes raisons.

    Dans sa sagesse, le Seigneur a tenu secret l’endroit où Moïse fut inhumé. C’est Dieu qui l’ensevelit, c’est lui qui le ressuscita et le fit monter au ciel. En gardant ce secret, la Providence coupa court à d’éventuelles manifestations d’idolâtrie. Celui contre qui les Israélites se révoltèrent — alors qu’il se dévouait en leur faveur —, celui qu’ils ne cessèrent de pousser à la limite de la résistance humaine, allait être honoré presque à l’égal de Dieu dès que la mort l’aurait séparé d’eux. C’est pour la même raison que Dieu n’a pas révélé la date exacte de la naissance du Christ. Ce jour ne devait pas ravir la gloire qui est due normalement au Christ, le Rédempteur du monde — le seul que nous devrions accueillir, en qui nous devrions croire, le seul capable de sauver pleinement tous ceux qui l’invoquent. Nos âmes devraient l’adorer comme le Fils du Dieu éternel.

    Néanmoins, cette fête ne doit pas être méconnue — Puisque le 25 décembre est célébré pour commémorer la naissance du Christ, et que l’on a appris et montré aux enfants que c’est un jour de bonheur et de joie, il vous sera difficile de laisser passer cette période de fête sans lui accorder la moindre attention. On peut d’ailleurs profiter de cette occasion pour faire réellement du bien.

    Il faut agir avec beaucoup de doigté à l’égard des jeunes. Le jour de Noël, il ne faudrait pas les laisser chercher leurs distractions dans des futilités et des amusements nuisibles à leur vie spirituelle. Les parents peuvent résoudre ce problème en dirigeant les pensées de leurs enfants vers Dieu à qui ils devraient apporter leurs offrandes pour sa cause et pour le salut des âmes.

    Au lieu d’être refrénée et arbitrairement réprimée, l’envie de se distraire devrait être contrôlée et orientée par les parents grâce à un effort continu. Le désir d’offrir des cadeaux peut devenir un moyen pur et saint de faire du bien à nos semblables sous forme d’offrandes en faveur de l’oeuvre immense et solennelle du salut pour laquelle le Christ est venu dans ce monde. Toute son action fut marquée par le renoncement et le sacrifice. Que ces qualités nous caractérisent également, nous qui prétendons aimer Jésus parce qu’en lui est notre espérance de la vie éternelle.

    Les échanges de cadeaux : des témoignages d’affection — La période des fêtes approche avec ses échanges de cadeaux, et jeunes et vieux s’interrogent sur ce qu’ils pourront offrir à leurs amis comme témoignage de leur attachement. Il est agréable de recevoir, de la part de ceux qui nous aiment, un cadeau, si modeste soit-il. Il est la preuve qu’on ne nous oublie pas ; et il contribue à resserrer les liens qui nous unissent à eux. ...

    Il est bon d’échanger des marques d’affection, à condition de ne pas oublier Dieu, notre meilleur Ami. Nous devrions choisir des cadeaux susceptibles de procurer un bien réel au bénéficiaire. Je recommanderais, par exemple, des livres qui favorisent la compréhension de la Parole de Dieu ou contribuent à nous faire aimer davantage ses enseignements. Offrez des ouvrages que l’on pourra lire au cours des longues soirées d’hiver.

    Quelques livres d’enfants à conseiller — Bien des personnes ne possèdent pas de livres ou de publications traitant de la vérité présente. C’est un vaste domaine où l’on peut investir des fonds en toute sécurité. Il existe beaucoup d’enfants à qui l’on devrait procurer de la lecture. Voici des titres de livres de grande valeur, qui peuvent sans danger être introduits dans chaque famille : The Sunshine Series, Golden Grain Series, Poems, Sabbath Reading, etc. Les petites
    sommes gaspillées pour acheter des bonbons ou des jouets inutiles peuvent être économisées pour acquérir ces livres. ...

    Ceux qui désirent offrir des cadeaux de valeur à leurs enfants, petits-enfants, neveux et nièces peuvent se procurer les livres pour enfants mentionnés plus haut. Pour les jeunes, Life of Joseph Bates est très indiqué, de même que les trois volumes de The Spirit of Prophecy. Ces ouvrages devraient se trouver dans chaque foyer. Dieu fait resplendir du ciel sa lumière, et aucune famille ne devrait en être privée. Que les cadeaux que vous offrez soient de nature à éclairer le sentier qui mène vers le ciel.

    Jésus ne doit pas être oublié — Frères et soeurs, alors que vous discutez des cadeaux que vous pensez vous offrir les uns aux autres, je vous demande de vous souvenir de votre Ami céleste, de peur que vous ne finissiez par négliger ce qui lui revient. N’éprouvera-t-il pas de la joie si nous lui montrons que nous ne l’avons pas oublié? Jésus, le Prince de la vie, a tout donné pour mettre le salut à notre portée. ... Il a souffert jusqu’à la mort, pour que nous accédions à la vie éternelle.

    C’est par Jésus-Christ que chaque bénédiction nous est accordée. ... Notre divin Bienfaiteur ne recevra-t-il pas une partie de nos témoignages de gratitude et d’amour? Venez, frères et soeurs, venez avec vos enfants, même avec vos bébés dans vos bras, et apportez vos offrandes à Dieu selon vos possibilités. Que votre coeur chante pour lui et que vos lèvres le louent !

    Noël, une occasion d’honorer Dieu — De par le monde, on passe les jours de fête dans la frivolité, les folles dépenses, la parade et les excès de table. Pour Noël et le Nouvel An, on gaspillera des milliers de dollars afin de satisfaire des désirs superflus. Pour ce qui nous concerne, nous devrions nous faire un point d’honneur de rompre avec les us et coutumes de cette génération perverse. Au lieu de dépenser notre argent uniquement dans la satisfaction de nos appétits, dans des bibelots inutiles ou encore dans la mode, nous pourrons, au cours des prochaines fêtes, trouver des occasions d’honorer et de glorifier Dieu.

    Le Christ devrait être le suprême objet de nos aspirations ; mais, d’après la manière dont Noël est célébré, la gloire qui lui appartient est reportée sur l’homme mortel, dont la nature pécheresse et le caractère imparfait nécessitèrent la venue du Sauveur ici-bas.

    Jésus, la Majesté du ciel, le Roi des cieux, abandonna sa royauté, son trône de gloire, sa souveraineté, et vint dans ce monde pour apporter son aide divine à l’homme déchu, corrompu par le péché, affaibli dans ses facultés morales. ...

    Voilà ce que les parents devraient rappeler à leurs enfants ; ils devraient les instruire, “règle sur règle, précepte sur précepte” (Ésaïe 28 :10), au sujet de leurs devoirs envers Dieu — et non sur leurs prétendues obligations de s’honorer et de se flatter mutuellement par des cadeaux.

    Dirigez les pensées des enfants vers un autre but — On peut trouver à acheter bien des choses de goût, mais beaucoup moins coûteuses que les cadeaux inutiles que l’on offre si souvent aux enfants et aux proches parents ; ils peuvent tout aussi bien exprimer notre affection et apporter de la joie dans la maison.

    Vous pouvez enseigner une leçon à vos enfants en leur expliquant pourquoi vous leur offrez des cadeaux plus modestes ; dites-leur que vous avez l’intime conviction d’avoir jusqu’à maintenant cherché plus à leur être agréable qu’à honorer Dieu. Dites-leur qu’en offrant des cadeaux à ceux qui n’en ont pas besoin, vous aviez surtout pensé à votre propre plaisir, à leur satisfaction, et que vous avez voulu sacrifier aux coutumes et aux traditions du monde, plutôt que de viser à l’avancement de la cause de Dieu. A l’instar des hommes sages d’autrefois, vous
    pouvez réserver à Dieu vos plus beaux présents et lui montrer ainsi combien vous appréciez le don ineffable qu’il a offert pour un monde pécheur. Dirigez les pensées de vos enfants vers un but nouveau, désintéressé, en les incitant à présenter leurs offrandes à Dieu en reconnaissance du don de son Fils unique.

    L’arbre de Noël — Nous serions agréables à Dieu si, à Noël, chaque église dressait un arbre aux branches duquel nous accrocherions des offrandes, grandes et petites, en faveur de nos lieux de culte. Des lettres nous sont parvenues où l’on nous posait ces questions : Pouvons-nous avoir un arbre de Noël ? N’est-ce pas se conformer au monde ? Nous répondons : En préparant un arbre de Noël, vous pouvez vous conformer au monde si vous y êtes enclin ; mais vous pouvez tout aussi bien l’arranger d’une manière très différente de celle du monde. Il n’y a aucun mal à choisir un joli sapin pour le dresser dans nos églises ; s’il y a péché, ce serait plutôt dans les mobiles qui nous font agir et dans les cadeaux placés sur l’arbre.

    Celui-ci peut être aussi haut et ses branches aussi larges qu’il conviendra pour la circonstance ; mais que ses rameaux soient chargés des fruits étincelants de votre générosité et présentés à Dieu comme votre offrande de Noël ! Et que vos dons puissent être sanctifiés par la prière !

    Les fêtes de Noël et du Nouvel An peuvent et devraient être célébrées en faveur des nécessiteux. Dieu est glorifié lorsque nous donnons pour aider ceux qui doivent subvenir aux besoins de familles nombreuses.

    Un arbre chargé de cadeaux ne constitue pas un péché — Que les parents ne se mettent pas dans l’idée que placer un arbre dans l’église pour la joie des membres de l’École du sabbat constitue un péché, car il peut apporter une grande bénédiction. Mais il convient d’en souligner le but charitable. Des réunions de ce genre ne devraient en aucun cas être organisées à seule fin de distraire les participants. Tandis que plusieurs profiteront peut-être de ces occasions pour s’amuser sans retenue, se privant ainsi de l’influence divine, pour d’autres, elles seront une source de grandes bénédictions. Je suis pleinement convaincue que l’on peut remplacer nombre de réunions nullement édifiantes par d’innocentes récréations.

    Choisir des distractions saines pour cette fête — Chers frères et soeurs en Christ, ne prendrez-vous pas la décision de vous appliquer consciencieusement et dans la crainte de Dieu pour que cette fête ne soit pas stérile et sans intérêt, mais qu’elle procure des distractions saines que le ciel puisse approuver ? Je sais que de telles suggestions satisferont les personnes de condition modeste. Les plus riches devraient manifester le même intérêt et apporter des dons et des offrandes en rapport avec les moyens que Dieu leur a confiés. Que l’on puisse mentionner dans les livres du ciel la plus belle fête de Noël qui ait jamais eu lieu grâce à vos dons apportés pour le soutien de l’oeuvre de Dieu et l’édification de son royaume.

     4. LE COMMERCE ET LA NOËL — RÉCUPÉRATION MARCHANDE

    La dimension mercantile de Noël ne doit pas être évacuée : c'est un dispositif mis en place depuis au moins le milieu du XIXe siècle. Comme le démontre du reste Martyne Perrot, « il s’agit d’une fête et d’une pratique qui sont étroitement liées aux différentes évolutions du commerce, que ce soit pour les bimbeloteries ou le développement des grands magasins. On voit apparaître alors, dès le XIXe siècle, différentes innovations qui perdurent encore de nos jours : les catalogues qui soulignent les tendances du moment, les affiches publicitaires avec les premiers personnages incarnant Noël, l’empaquetage systématique du présent par du
    papier cadeau, ou encore l’instauration des premières vitrines animées des grands magasins.»

    L'idée selon laquelle le père Noël aurait été dessiné par la compagnie Coca-Cola en 1931 est une légende urbaine. … De nombreuses entreprises avaient déjà utilisé son image dans des publicités, comme le fabricant de stylos Waterman en 1907, le manufacturier de pneumatiques Michelin en 1919, le fabricant de savon Colgate en 1920 et même Coca-Cola, dès les années 1920, qui reprit alors les illustrations de Thomas Nast. Néanmoins, il est vraisemblable que Coca-Cola ait largement contribué à fixer l'image actuelle du père Noël.

    Aujourd'hui, le père Noël est également utilisé le 25 décembre dans des pays n'ayant pas de tradition chrétienne, tels que la Chine, comme outil de vente et comme occasion de faire des cadeaux, de décorer la ville et de réunir la famille. La hotte du père Noël peut être un panier ou alors être une sorte de grand sac marron, dans lequel les cadeaux de tous les enfants doivent être entreposés.

    « La marque “Papa Noël” vaut 1 600 milliards de dollars, tandis qu'Apple est évaluée à 87,3 milliards », affirmait David Haigh, PDG de Brand Finance en 2013, qui ajoute : « Il n'est pas étonnant que des marques comme Coca-Cola, Volkswagen ou KFC se pressent pour obtenir son appui. »

    Toutes ces marques sont connues dans le monde entier, comme l'image du père Noël actuelle, qui est en définitive aussi le fruit d'une mondialisation des imaginaires, dont les repères ont tendance à s'uniformiser du fait de nos modes de consommation.

    Srouce:
    https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A8re_No%C3%ABl#Une_f.C3.AAte_pa.C3.AFenne_associ.C3.A9e_au_solstice_d.27hiver

    CONCLUSION

    Moi, personnellement, j’ai été mal à l’aise quand mes petits camarades me demandaient pourquoi ma famille et mon Église ne fêtaient pas la Noël comme les autres ; car je ne savais pas quoi leur répondre autre que : « Jésus n’est pas né le 25 décembre ; que cette fête était d’origine païenne, et donc que la célébrer serait de l’idolâtrie. » Je confesse que jusqu’à ce jour, j’éprouve du plaisir à contempler le soir les décorations lumineuses aux balcons des gens du quartier et de la ville. Le beau mariage des couleurs de toutes sortes et les formes contextuelles des images représentées, les chants et toutes les variétés culturelles de la musique qu’on entend durant cette fête : cela produit un effet sur moi que je ne puis décrire. Quand, entre le sommeil et le réveil ou même en marchant, tu entends les paroles d’un «Minuit, chrétiens, c’est l’heure solennelle … » et d’un « Au petit bourg de Bethléem, paisible dans la nuit … » avec les sublimes accords instrumentaux qui les accompagnent – ce n’est pas de la musique lascive ou corruptrice, tu peux être insensible à d’autres choses comme le carnaval et ses tintamarres, oh ! Tu te sens transporté ! C’est dommage que j’apprenne si tardivement la vérité sur ce qu’une famille ou une Église adventiste peut faire à Noël !

    Bref, n’oublions pas ceci : le péché ne réside pas dans le sapin, les cadeaux et les festivités de la Noël. Le péché est plutôt dans les mobiles et les sentiments qui animent ceux qui organisent les fêtes. Sont-ce l’égoïsme, la vantardise, la gourmandise, la cupidité et l’envie qui les motivent ? Si oui, mieux vaut alors ne pas fêter. Mais si c’est l’amour envers Dieu et la gratitude envers lui pour le Don de Jésus son Fils et pour sa Cause qui nous animent en faveur
    des gens seuls, des veuves et des orphelins, des enfants et des pauvres, il ne devrait y avoir aucun mal à dresser un sapin bien illuminé et décoré dans l’église ou le salon, en vue de recevoir des cadeaux et des offrandes pour les bénéficiaires précités. Il nous faut seulement être convaincus ! Car l’apôtre inspiré nous met en garde, en déclarant que : « Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché.»(Rm 14.23) Rejetons le conservatisme à outrance. Jésus nous avait promis son Saint-Esprit pour nous conduire dans toute la vérité. Soyons convaincus de faire ce qui est bien et qui attire les autres à Jésus et les édifie !

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